L’inattendu Parc National de Bardia

Voilà un petit coin de paradis, bien gardé, bien caché à 17 heures de bus de Kathmandu (seulement 14 de Pokhara), où le temps semble avoir ralenti.

Les communautés Tharus vivent ici au contact de la jungle. Rugissement du tigre, baretement de l’éléphant sauvage, chants des oiseaux … derrière ses hautes herbes la bie sauvage a tous les droits.

Nous avons passé quelques jours dans ce parc, et ce fut un éblouissement tant bien dans la découverte de la vie sauvage que dans la rencontre avec les communautés locales.

Tout évolue très vite ici, néanmoins l’isolement relatif de la région lui permet de conserver son charme. Les possibilités de logements sont nombreuses, dans des petits lodges pleins de charme (Bardia Wildlife Ressort pour nous).

 Le parc de Bardia c’est donc des rhinocéros, des tigres, des éléphants, des antilopes, des biches et des oiseaux par centaines à observer à pied, en jeep, en rafting …

Mais aussi et avant tout une culture unique qu’est la culture Tharu. Nous ne remercierons jamais assez Gaulthier, français installé là bas depuis 7 ans, qui a su lier des liens forts avec les communautés et nous a fait visiter pendant toute une journée les villages alentours.

Logements :

  • Pour les petits budgets : Bardia Wildlife Resort
  • Avec un peu plus de confort, sans excès de budget : Alphi Dolphin Resort (chez Gaulthier)

Pris d’une excursion : environ 50$ par personne la journée (sur la base de 2 personnes, de 7h à 17h avec repas, guide et frais de parc inclus). Faites attention à prendre un guide qui connaît le par cet ses dangers, … vous êtes en plein milieu de la jungle ici.

Sanctuaire des Annapurnas ou coup de foudre à l’Annapurna Base Camp

Certains diront que le Sanctuaire des Annapurnas c’est beaucoup trop touristique, c’est un aller-retour et du coup il y a trop de monde etc …

Alors évidemment vu qu’une portion est en aller-retour vous croiser plus de monde sur les sentier. Néanmoins, à nouveau mi-Novembre, nous n’avons pas du tout été submergé par le nombre de randonneurs.

Cette randonnée reste plus exigeante que le Tour des Annapurnas pour nous. Pourquoi ?

Tout simplement car les étapes sont plus courtes, et les dénivelés plus accentués en peu de temps, de ce fait l’acclimations est moins évidente.

Mais la nuit à l’ABC, les couleurs du soleil qui se couche et se lève dans ce cercle de montagnes reste probablement la plus belle journée de randonnée que nous ayons fait au Népal. Un sentiment d’immensité si intense que courbatures et froid semblent insignifiants ! Nous ne pouvons que recommander une nuit à 4310m !

Nos coups de cœur :

  • L’immense pont de « New Bridge » quand il se met à tanguer sous le poids des mules.
  • La nuit à Chhomrong à l’« Excellent View Top Lodge and Restaurant »
  • La journée d’ascension entre Deurali et l’ABC, une ascension au milieu des parois à pics, jusqu’à la vallée glacière de l’ABC.
  • La nuit de retour à Bamboo, à la Bouddha Guesthouse
  • La randonnée entre Chhomrrong et Gandruk en passant par Komrong Danda.

Le (Demi)-Tour des Annapurnas, Népal, Novembre 2019

Le tour des Annapurnas se fait traditionnellement sur 12 jours, auxquels peuvent s’ajouter 2 à 3 jours pour le lac Tilicho. C’était le plan initial. Et puis parfois, il y a un virus, une infection et puis un jour avant le col … bah on fait demi-tour.

Nous avons randonné entre Beishishar et Ledar, pendant 10 jours.

Nous avons suivi les étapes proposées sur les différents sites de randonnées et blogs, sans forcer. La randonnée est douce et permet une acclimatation facile même jusque 4600m d’altitude.

Si vous suivez bien la carte vous éviterez quasiment toutes les portions de pistes. Et surtout si on vous dit qu’il faut éviter les premiers jours, car ça ne « vaut pas le coup », n’écoutez pas. Les villages de BuhlBuhle et Tal sont magnifiques : au milieu des rizières pour l’un et d’une vallée glacière pour l’autre ».

Nos coups de cœur :

  • Boire un thé au sommet de la vallée de Bulhbule, au milieu des champs de riz jaunis.
  • Voir apparaître le village de Tal dans cette cuvette glacière.
  • Longer les « portes du paradis » juste avant Pisang, un mur de pierres lissé par le temps.
  • Dormir à Upper Pisang et boire un thé au citron proposé par les moines du monastère.
  • L’ascension jusque Ghanze, première vue sur le Thorong-La … encore bien loin.
  • S’enfoncer dans la vallée de Ledar, sentir la respiration s’alourdir.

Le tour des Annapurnas est évidemment un peu victime de son sommet, mais en randonnant au mois de Novembre nous avons été épargné. Les sentiers sont bien tracés, il est quasiment impossible de se perdre sur le sentier.

Notre parcours sur Peaks of Balkans (partie 2)

J5 : Cerem – Dobërdol (Albanie)

Une journée à longer la frontière albanaise / monténégrine entre les forêts et les sommets arrondis. Au loin on aperçoit les sommets aigus et rocheux des premiers jours, grandiose. Le village de Dobërdol se dessine dans une cuvette entre les montagnes, on est amoureux !

Idem ici vous trouverez des logements dans une des 3 guesthouses, nous avons opté pour leonardo Guesthouse où nous avons planté la tente sur le terrain … génial

J6 : Journée de pause à Dobërdol qui s’est finalement transformé en journée d’ascension du Gjeravica (2656m, plus haut sommet du Kosovo)

« Demain dodo et on soigne tes ampoules » … et puis finalement autour d’une table on rencontre un couple d’allemands qui nous parle du pic Gjev-quelque-chose … « allez pourquoi pas, on portera pas les sacs, ça fera une balade sur la journée« . Résultat ? 22 kilomètres, 1000m de denivelé en aller-retour mais HOUAOU !!!!! c’est magique. Les paysages verdoyants laissent à nouveau place à des sommets rocailleux, … nous voici au sommet du Kosovo !

J7 : Dobërdol (Albanie) – Lojdza(Kosovo)

Le début de randonnée quitte la cuvette de Dobërdol pour rejoindre le pic des 3 frontières ! Après les avoir croisées pendant 7 jours, nous voici à leur jonction !

Le reste de la journée se fait en descente tranquille vers Lojdza (1 kilomètre avant Milishev, l’arrêt officiel du circuit). Ici une seule guesthouse tenue par un père et son fils. Et une magnifique partie de volley avec eux, sur un terrain en pente !

J8 : Milishev (Kosovo) – Balbino Polje (Monténégro) par le col de Roshkodol (que l’on a pas trouvé, grande histoire, grand détour)

Ceci est un chemin non officiel. Nous avions décidé de couper une étape sur les conseils de notre hôte de la veille. « Vous verrez c’est facile il faut aller toujours tout droit ». Sur la première heure, le conseil est simple puis … et ben comme à notre habitude, ça se transforme en randonnée hors sentier, plein azimut dans les sommets. Les mollets nous disent merci !

Néanmoins, la fin de journée se termine à la Triangle Woodhouse, tenue par un couple germano-monténegrin. Une guesthouse qui se trouve être surtout un petit restaurant familial … probablement le meilleur repas de notre voyage, agrémenté de détails sur la culture et l’histoire du Monténégro et de cette randonnée. Une famille amoureuse de sa région qui le transmet bien (les germanophiles sont les bienvenus !!). On vous recommande chaudement cet endroit, quitte à le réserver en avance, c’est une merveille à ne surtout pas manquer (Moe se souvient encore de la limonade à la myrtille maison, proposée à notre arrivée, de l’odeur de la confiture de myrtille qui chauffe … par contre après le 1er Raki … elle ne se souvient plus de rien) !

J9 : Balbino Polje – Plav (Monténégro)

Notre dernière journée se déroule entre les forêts et les lacs au dessus de Plav. Une journée sans beaucoup de dénivelé mais par contre avec une belle distance (23 km).

Notre parcours sur Peaks of Balkans (partie 1)

Tout d’abord, cette randonnée mélange des journées tranquilles (Cerem – Dobërdol, Balbino Polje – Plav ), des journées courtes et intenses (Valbone – Cerem) et des journées difficiles et longues (Plav – Vusanje, Vusanje – Theth).

L’autonomie est possible, mais sachez que chaque jour vous trouverez un logement, plus ou moins rustique, plus ou moins chaud sur le trajet. Nous avons fait moitié / moitié. Moitié tente / Moitié refuge mais avec à chaque fois de quoi s’alimenter le soir au chaud chez l’habitant ou dans le refuge.

Par contre vous ne trouverez aucun ravitaillement en cours sauf à Plav et Theth, alors prévoyez vos repas, vos sucreries 😉 Pour l’eau : facile, des sources sont disponibles partout sur la randonnée.

Voici nos anecdotes de cette randonnée en itinérance de 9 jours, afin que vous puissiez en profiter au maximum.

J1 : Plav – Vusanje (Monténégro)

Sur le papier, 24 kilomètres, 7 heures de randonnée, 1200m de dénivèlé positif. Dans la vraie vie 26 kilomètres, 9h30 avec les pauses. Une bonne première journée pour se mettre en marche. Mais un sentier magnifique, surplombant l’ensemble des vallées. Avec une arrivée sur Vusanje splendide. Le village de Vusanje est calme et paisible, vous trouverez facilement des logements. Nous avons craqué pour notre hôtesse : Ulaj Guesthouse, au sommet du village.

J2 : Vusanje (Monténégro) – Theth (Albanie)

Et encore une belle journée, 24 kilomètres, 900m de dénivèlé positif mais plus facile, avec un dénivelé progressif sur toute la journée. Par contre une descente de l’enfer après le col de Pejes … 1000m de dénivelé sur 3 kilomètres, les orteils adorent. Nous n’avons pas particulèrement apprécié le village de Theth, un peu trop de monde, un peu trop d’urbanisation arachaïque, par contre il y a de nombreux logements (guesthouses, camping, …) et l’endroit enclavé au milieu des montagnes est magnifique.

J3 : Theth – Valbone (Albanie)

La randonnée célèbre de Theth, du coup ce matin on randonne avec pas mal de monde jusqu’au Col de Valbone. La vue est grandiose à 360° sur l’ensemble du massif !

Un conseil partez tôt ! La pente grimpe sec et la descente est longue ensuite. en août il fait vite très chaud ! Et en plus vous éviterez beaucoup de randonneurs à la journée (soyons d’accord c’est pas non plus disneyland à la queue leuleu !).

Valbone est un petit village initialement mais la construction de guesthouse de plus en plus nombreuses et parfois carrément moches, lui font perdre un peu son charme. Ce soir camping !

J4 : Valbone – Cerem (Albanie)

Petite journée, mais grimpette sévère : 900m sur 5 kilomètres : bonjour les courbatures ! Attention le sentier de départ se fait le long de la rivière, un peu perdue dans la forêt mais ça vous évite la route (merci MappsMe).

L’arrivée à Cerem est superbe, un village enclavé et des guesthouses au sein des fermes, accueil chaleureux garanti (et en albanais s’il vous plait !)

Peaks of Balkans … 9 jours entre Monténégro, Albanie et Kosovo (Août 2019)

Traçé officiel : http://www.peaksofthebalkans.com

Les Balkans, un petit air mystique plane sur ces montagnes européennes si lointaines et si proches. Cette année, nous avions envie de découvrir cette Europe qu’on ne connait pas, aux voix graves, aux effluves de Raki, à la culture si détonnante de nos habitudes, et à l’accueil chaleureux.

Nous sommes donc parti pour 9 jours de randonnée sur le sentier Peaks of Balkans. 9 jours à croiser des frontières que l’on ne voit pas. 9 jours au milieu de sommets tantôt pierrexu et arides et tantôt verdoyants et recouverts de fôrets. 9 jours au milieu de 3 langues, 3 cultures et de multiples rencontres.

Une soirée à Vusanje

Au début nous étions partis pour 10 jours. Puis les kilomètres verticaux se succédant et les ampoules de Moe s’aggravant, nous nous sommes décidés à ne faire que 8 jours … . Finalement on en a fait 9 .. on vous raconte tout :

  • J1 : Plav – Vusanje (Monténégro)
  • J2 : Vusanje (Monténégro) – Theth (Albanie)
  • J3 : Theth – Valbone (Albanie)
  • J4 : Valbone – Cerem (Albanie)
  • J5 : Cerem – Dobërdol (Albanie)
  • J6 : Journée de pause à Dobërdol qui s’est finalement transformé en journée d’ascension du Gjeravica (2656m, plus haut sommet du Kosovo)
  • J7 : Dobërdol (Albanie) – Milishev (Kosovo)
  • J8 : Milishev (Kosovo) – Balbino Polje (Monténégro) par le col de Roshkodol (que l’on a pas trouvé, grande histoire, grand détour)
  • J9 : Balbino Polje – Plav (Monténégro)

PS : détails et anecdotes dans l’article suivant

Les informations sur cette randonnées sont plutôt maigres (en français). Nous avons fait confiance au guide Apacheta de Simon Dupuis (https://www.apacheta.fr/guides/peaks-of-the-balkans) et à Mapps.Me. Résultat : aucune difficulté d’orientation et une préparation en amont qui nous à permis de profiter au maximum de ce voyage !!

PS : vous pouvez aussi trouver des guides en anglais, et le site internet de l’association http://www.peaksofthebalkans.com/

Trek du Mont Kenya (4985m), Janvier 2015

Petit article pour décrire ce trek magique de 5 jours fait avec l’agence « Glacier Trek Adventures » par la voie Sirimon (aller) et la voie Chogoria (retour) sur 5 jours (une journée d’acclimatation au Shiptons Camp à 4200m).

J’avais un peu peur de ce trek. Ma dernière rencontre avec les hautes altitudes s’était conclue par un mal de l’altitude bien tapée en Bolivie (2010) (céphalées, vomissements, malaises et même une hallucination auditive qui m’a fait être rapatriée 1000m plus bas).

Mais le circuit 5 jours permet une véritable acclimatation et hormis des maux ce têtes à J2 et un souffle court, aucun symptôme et un véritable exploit pour moi 🙂

J1 : Trajet Nairobi – Nanyuki puis 4 heures de randonnée pour rejoindre le Refuge Old Mosses (Altitude 2650 à 3300m, 9 km)

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J2 : Old Mosses Camp – Shiptoms Camp (3300m à 4200m, 14 km, 7 heures)

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J3 : Journée d’acclimatation autour du Shiptoms Camp (randonnée jusqu’à 4700m, 3 heures)

J4 : L’ascension finale départ à 2h30 du matin pour le pic Lenana (4985m, + 785m, 4h) puis redescende vers Miro Hut puis le refuge Meru Mont Kenya Bandas (2950m) au total (+ 785m, – 2000m, 33 km, 10 heures de randonnées). Une très longue journée, que j’ai fini en mode automatique, mais des paysages grandioses !! les plus beaux selon moi.

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J5 : Retour à Chigoria (10km, 2h30, – 500m) puis retour en voiture à Nairobi.

Un trek splendide et étonnant !! De la neige au Kenya 🙂

 

Parenthèse chinoise

Petit récit d’une pépite chinoise nommée Yubeng, par Moe.

Ceci est le récit d’un voyage de Moe sans Guily, en Chine et plus précisément à la frontière entre le Yunnan et le Tibet.

Après 2 semaines de voyage en Chine, nous voici arrivées à Yubeng. Ce village se mérite. 5 heures de bus pour Felai-Si, nuit sur place, puis 2 heures de taxi avant d’arriver à Xidang, porte d’entrée sur la vallée. De là une piste de 10 km et 1000m de dénivelé positif s’offre à vous … miam ! mais au bout vous voici dans la vallée de Yubeng. Cascade sacrée, lac glacier, village tibétain endormi et pics à 6000m. Une vallée à l’atmosphère magique, si loin du bruit et de la frénésie chinoise.

 

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Nous avons passé deux jours sur place pour faire la randonnée de la cascade sacrée (16km et 860m de dénivelé) et de la vallée du glacier (18km et 800m de dénivelé pour monter jusque 3900m d’altitude). Une parenthèse enchanté en Chine !!

Le chemin du retour se fait via Ninong (14km et 1400m de dénivelé négatif) d’où vous trouverez sans aucune difficulté (avant 15h) des voitures et bus pour rejoindre Felai-Si ou directement Shangri-La (5h de route).

Petites astuces et adresses :

  • Dormir chez Lobsang Trekker, super adresse, chambres grandes avec vue sur les sommets et sanitaires propres.
  • Manger au Time Café (juste au dessus de Lobsang Trekker) … déguster des spaghettis bolognaises maison et des gaufres, …. c’est magique après 3 semaines de riz.
  • Passer deux jours à Yubeng pour faire la Cascade sacrée et le Lac Glacier.

Notre seul regret, la route de Xidang à Yubeng es maintenant ouverte pour les petites motos et les véhicules des auberges … on peu donc craindre qu’un jour le chemin soit bétonné et que cette quiétude soit transformer par le consumérisme chinois :/ alors foncez avant qu’il ne soit trop tard !!

 

Autres adresses chinoises :

  • Red Lantern Guesthouse à Pékin, super adresse au milieu des Hutongs, seul soucis un peu bruyante.
  • Mix Hotel à Chengdu
  • Flying Tiger Coffee à Shangri-La

4ème et dernière étape en Mongolie : Le lac Khovsgol

Nous voici parti pour une semaine en Sibérie mongole, en autonomie et sans guide. Après une escale de 24 heures à Möron pour le ravitaillement, nous sommes partis pour 5 jours autour du lac avec l’ascension de la montagne Uran-Dush pour nous couper le souffle !

5 jours entre des zones plus habitées et des zones totalement sauvages, entre soleil et neige, entre côte Ouest (4 jours) et Est (1 jour). Bref 100km pour découvrir, se baigner et profiter du petit frère du lac Baikal.

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Conseils / A savoir :
– Khatgal et le lac Khovsgol en septembre (Du 1er au 6) c’est déjà l’hiver. Températures négatives le matin, neige une nuit, et gel tous les matins. Bon apparemment l’hiver était en avance de 10 jours mais. … ayez de bons vêtements et de très bons duvet si vous partez en trek à pied ou à cheval.
– Pour les randonneurs, l’astuce est de se faire déposer ou récupérer un peu en amont des ger camps sur la rive ouest et de revenir tous seuls, comme ça vous passez plus de temps sur la partie sauvage et moins sur la zone un peu touristique. On s’est fait déposer à Tolgoit par exemple, on a remonté la rive sur 40km et on est revenu seuls (presque tous les camps sont fermés en septembre). On a pas croisé un randonneur, on était seuls au monde (même pour l’ascension d’Urun Dush que certains font en voiture à la journée).
– Téléchargez MapsMe, ici c’est très utile et vous trouverez pleins de petites randonnées à la journée depuis Khatgal (On s’en est servi pour décider notre trek (et même pour la partie totalement sauvage)).
– Pour ceux qui préfèrent le cheval, il existe des très beaux trek de 3 à 6 jours (on en a même vu un de 15 pour aller voir les familles Tsatannes), qui permettent aussi de monter aux sommets des montagnes. Facile à organiser !!! (A la journée, 25 000 par cheval + 30 000 pour le guide a partager entre les participants, en septembre 2018, donc un peu plus cher que dans la région centrale).
– Il y a beaucoup de guesthouses et camps de yourtes à Khatgal, en pleine saison pas difficultés de logement. On en a testé deux. Une à 15 000 Tog par personne (BL guesthouse) et une autre à 25 000 Tog par personne (MS guesthouse). Et bien on a adoré la MS Guesthouse, super accueil, personnel très gentil, repas et petits déjeuners succulent et copieux, yourtes bien chauffées, salle commune super ! Bref on vous la recommande, en plus ils organisent des trek à cheval et aident pour les bus (Ils ont aussi un terrain de camping). Attention en été, c’est vite plein !
– Il y a des bus directs pour venir à Khatgal depuis Oulan Bator (et inversement). Pour les autres destinations les bus ne sont pas très pratiques (heures d’arrivée en pleine nuit), il faut mieux prendre les bus depuis Möron (pareil pour trouver un chauffeur pour la suite de votre voyage etc).
– Aparté sur la randonnée en autonomie : c’est génial et on recommande mais il vous faut du bon matériel (tente et duvet), préférez le vôtre ! On vous conseille d’avoir un réchaud pour ne pas vous faire que des repas froids (surtout en septembre le thé chaud est top). Mais il n’y a pas de bouteilles de gaz comme en Europe, hors de la capitale. À Möron vous trouverez des petits réchauds légers et adaptés aux bouteilles d’ici, sinon pour le gaz à l’européenne il faudra prévoir ça à Oulan Bator. Pour ceux qui se chauffent au fuel, on a pas trop de conseils mais on a croisé des motards-cuisiniers, ils avaient l’air de dire que c’était très facile.
– Nous avons décidé de ne pas aller voir les Tsatanes (éleveurs de rennes), pour raison éthique et chronologique. Les prix varient énormément entre ceux de la capitale et ceux de Möron/Khatgal et d’une guesthouse à l’autre. Vous pouvez facilement l’organiser d’ici. Si vous voulez y aller, il vous faudra le visa à obtenir à Möron. Il y a un bus commun par jour qui part de Möron (12 heures). Par contre apparemment les prix peuvent être exorbitants directement sur place. Attention à votre manière de l’organiser, essayez de respecter au maximum cette population. Un organisme CTVT a été mis en place par les Tsatanes eux même pour organiser les tours, c’est peut être plus éthique ainsi.
– Juste un point sur Möron, petite ville de ravitaillement et carrefour des transports en commun, nous avons logé à la Baigal Guesthouse juste en face des arrêts de bus (nickel). Très bon endroit pour faire des courses (marché noir, grands supermarchés. ..).

3ème étape en Mongolie : Traversée de Naiman Nuur et de la vallée de l’Orkhon jusqu’au lac blanc de Tariat.

Bienvenue dans la contrée des lacs et des forêts ! Troquez les déserts arides contre des prairies vertes où les lacs sont nourris à l’eau de pluie.

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Nous voici donc partis pour 6 jours de randonnées à travers le Naiman Nuur et la vallée de l’Orkhon. Nuits en yourtes et en tente, baignades en rivières et en lacs mais aussi averses de grêle entre les éclaircies d’été nous voici donc dans une région bien différentes. La randonnée y est agréable, même si parfois la prairie peut sembler interminable. La vallée de l’Orkhon regorge de merveilles : invitations dans les familles nomades, cascade de l’Orkhon, monastère de Tuvkhun perdu dans les montagnes …. Nous avons parcourus quelques 120 kilomètres à pied avant de nous détendre aux sources chaudes de Tsenkher, aux allures luxueuses après nos 23 nuits en tente (sur 36 jours de voyage) !
La région est plus touristique car elle est bien connue des voyageurs et facilement accessible depuis Oulan Bator, mais cette route verte n’en reste pas moins magnifique et à découvrir (sachant que à la mi-aout nous n’avons pas croiser beaucoup de monde !)
Notre dernière halte fut pour le lac blanc de Tariat. Une jolie pause au bord d’un lac avec quelques plages pour se baigner et un beau volcan à escalader. Nous y sommes passer hors saisons, de ce fait personne autour de nous et quelques camps de yourtes touristiques fermées. Si vous avez le temps ou un chauffeur (ou un cheval) la partie Ouest du lac vaut le détour beaucoup plus sauvage ! (Et aussi un peu plus marécageuse).

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Conseils / A savoir :
– Nous avions initialement prévus de réaliser toutes ces étapes tous seuls en réservant auprès de guesthouse de Karakorum, et en randonnant seuls. Mais en fait nous avions attrapé le virus du trek sur de longues durées et notre guesthouse de UB (golden gobi) nous avait proposé de réaliser ce trek sans avoir à revenir par UB. Nous avons donc choisi cette option qui nous faisait gagner du temps et de l’argent. À postériori même si cela peut s’organiser seuls avec l’aide de guesthouses locales nous n’avons pas du tout regretté notre choix, surtout avec le climat très humide de cette région, et notre super guide Nansa.
– La zone du Naiman Nuur (8 lacs) et de l’Orkhon valley s’etend sur 200km à partir de Karakorum. Il est possible de se rendre en voiture à l’entrée du parc (pas de transport en commun) et de randonner dans le parc. Néanmoins il faudra que vous ayez votre propre nourriture, il n’y a pas de marché dans le parc (Il y en a quelques unes au niveau des cascades d’Orkhon). De même la plupart des nomades ont des lits supplémentaires voire des yourtes supplémentaires mais ils sont souvent sous contrat avec des agences de UB ou Karakorum. Ici le tourisme se fait plus sentir mais l’accueil le temps d’un thé, d’un airak ou d’une vodka est toujours aussi bienveillant et gentil.
– La météo est humide attendez vous à quelques averses !
– Cette région à été probablement la zone la plus touristique de notre voyage …. Mais ne vous inquiétez pas on n’a pas croisé beaucoup de monde quand même : 4 à 5 groupes souvent à cheval de 5 à 8 personnes.
– Prenez votre maillot de bain, rivières et lacs sont très agréables ici !!!!
– Cet endroit est adapté aux randonneurs et aux cavaliers. Pour aller plus vite le cheval est une très bonne option, et des cavaliers habitués soulignent qu’ici ce n’est pas très compliqué.
– Prenez le temps d’aller au monastère de Tuvkhun c’est magique !
– La route entre Tariat et Möron dans le Nord est faisable avec l’aide d’un csurfeur en une très longue journée. Si vous avez le temps dans le sens nord/sud l’autostop est plus facile et il y a même un bus qui part de temps en temps mais pas tous les jours, renseignez vous bien.